LA FIN DES MONTAGU-LOMAGNE ou la septième génération s’éteint à Paris en 1858

Armand, Jean, Flotard Comte de Montagu Lomagne naquit et fut baptisé le 12 juin 1787, il entra à l’Ecole militaire de Fontainebleau le 23 novembre 1806. Ci contre son extrait de baptême où figurent les noms des personnes présentes.

bapteme_Montagu_Lomagne

Caporal le 27 janvier 1807, Sous-Lieutenant au 5e Régiment de Cuirassiers le 19 février 1807, Lieutenant en 1809, Capitaine en 1810, à peine âgé de 23 ans, Chef d’Escadron le 20 janvier 1815. Il servit dans la Grande Armée pendant les campagnes de Pologne, d’Espagne, d’Allemagne et d’Autriche et sa belle conduite lui valut la Légion d’honneur, le 16 juin 1809

Son père Antoine était revenu d’émigration en l’an XIII. Amnistié, il eut néanmoins besoin d’un passeport; il en reçut un, daté du 20 août 1809, pour les seuls départements de l’Indre et de la Haute-Vienne où se trouvaient le château de Rhodes (commune de Mouhet) et ce qui restait des propriétés des Rochechouart-Pontville.

Le jeune Chef d’Escadron fit les campagnes de Russie et de France en 1812 et 1814. Il quitta l’armée pendant les Cent-Jours et ne reprit sa place qu’après le retour de Louis XVIII.

signature-Montagu-Lomagne-Chef-d-escadron

Il fut alors affecté au 1er Régiment de Cuirassiers de la Garde Royale dans lequel il servit 11 ans, comme chef d’Escadron d’abord, puis, à partir de 1823, avec le grade de Lieutenant-colonel. Le 19 avril 1826, il était promu Colonel et affecté au 8e Cuirassier en garnison à Vesoul. Son régiment fut passé en revue par Madame la Dauphine. Entre temps, il avait été fait Officier de la Légion d’honneur en 1821 et Chevalier de l’Ordre de St Louis en 1824. Lorsqu’éclata la Révolution de 1830 son régiment était en garnison à Sedan, il dépécha en hâte à St-Cloud, un de ses officiers pour demander au vieux roi Charles X, la permission de marcher sur Paris. Son messager arriva trop tard. Charles X était déjà parti pour Rambouillet et la Révolution triomphait à Paris.

Le Colonel du 8e Cuirassiers invoqua de graves problèmes de santé, avec certificats médicaux à l’appui. Il fut d'abord suspendu de son commandement, puis mis en réforme le 6 septembre 1830 et mis à la retraite par ordonnance royale du 22 janvier 1837.

 

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Aspaïs de Montaigu-Lomagne, la jeune soeur du Colonel-comte, était morte au château de Rhodes en 1832, sans avoir été mariée. Par la suite ses parents, décédérent aussi au château de Rhodes, son père en 1842, sa mère en 1843. Il les inhuma dans la petite chapelle du château où reposait déja sa soeur. Leurs cendres furent transférées au XXe siècle dans une tombe aménagée dans le parc de Rhodes.

Après la mort de ses parents, il vendit toutes les propriétés qu’il avait en province et notamment le Château de Rhodes en 1846 à M. Leroy pour 295000 francs, ainsi que le domaine de Mondon en 1851 à M. Garnier. Il s’installa à Paris dans un très bel hôtel particulier, 8 rue Duphot, à côté du Manège. C’est aujourd’hui l’Hotel Burgundy, un palace de grande classe. Le Colonel-comte n’était pas marié non plus, mais il reconnut pour sa fille, l’enfant mis au monde à Saint-Germain-en-Laye le 12 juillet 1845 dont le nom de la mère ne fut pas déclaré mais qui s'avéra être celui de dame Parfaite de Rossi (Rossé?). Il lui donna son nom le 21 juillet: Armande, Jeanne, Angélique, Léonie, (Flotard) de Montagu-Lomagne fut sa fille unique.

Le Colonel Comte de Montagu-Lomagne est mort à Paris le 26 janvier 1858 laissant à sa fille une belle fortune. Il fut inhumé trois jours après au Cimetière Montmartre où il repose avec sa fille Armande et une partie de sa descendance.

Armande de Montagu-Lomagne fille unique du Colonel venant se recueillir sur sa tombe y rencontra un homme de loi de douze ans son aîné, Maître Emile Dumont, avoué près la Cour d’Appel de Paris qui sut la consoler. Ils se marièrent le 11 avril 1864.

Il était le fils d'Auguste, Alexandre, Félix Dumont , chef du secrétariat de la chambre des avoués de première instance de la Seine et de Athalie, Olympe Noël.

Armande donna trois enfants à Alexandre Émile Dumont. Elle est décédée la première à Paris, 20 rue Duperré le 18 Novembre 1902. il est décédé chez son gendre notaire à Machecoul le 16 février 1920, avant son fils Auguste, Chef de Bataillon d'Infanterie tué au front parmi les premiers le 29 aout 1914, mais ayant vu naître ses petits enfants dont plusieurs descendants subsistent au XXIe siècle.

Le dernier Comte de Montagu-Lomagne, descendant d’Isabeau de Cardaillac de St-Circq et de Louis de Montaigut fut ainsi le dernier représentant de sa branche.

Depuis la disparition des branches de Montaigut de Cremps et de Montagu-Lomagne,  le chef des noms et armes des différentes branches des Montagu du Quercy est le premier d'entre leurs cousins de Montagu de Mondenard.