LA BRANCHE DE LOUPIAC ( CLOS JEAN)

IV ARNAUD-JOSEPH (alias Joseph-Arnaud) DE MONDENARD DE ROQUELAURE, fils de Pierre et de Jeanne de Lauvergnacq, Ecuyer, naquit en 1674 au château de La Passonne (43). Les archives du régiment de Champagne mentionnent en 1716 un lieutenant de Mondenard originaire de Bordeaux qui peut difficilement être une autre personne que lui (44). Il était déjà au service du Roi en 1693 lors du testament de son oncle et parrain.

Il épousa le 20 juin 1716 MARIE ANNE DULUC (45) fille du sieur Guillaume Duluc, Conseiller Secrétaire du Roi, maison et couronne de France, référendaire en la chancellerie près la cour du parlement de Bordeaux d’une ancienne famille bourgeoise de Cadillac et d’ANNE DE RUFZ DE LAVISON (46) d’une ancienne famille de Saint-Macaire, tous deux habitants à Cadillac.

Son épouse fit deux testaments, l’un le 20 novembre 1756, l’autre le 26 novembre 1758, alors qu’elle était déjà veuve.

De son mariage étaient nés quatre enfants :

1° Pierre de Mondenard de Roquelaure, Écuyer, qui suit

2° Guillaume de Mondenard de Roquelaure qui continua la descendance

3° Marie de Mondenard, née le 15 septembre 1719, fut mariée en 1739 à … et n’eut pas d’enfant (47).

4° Elisabeth de Mondenard, admise à la communauté des dames religieuses de St Ursulle à Bazas. Une constitution de rente fut faite à cette occasion devant maître Jean Descorne le 23 août 1742. Cette rente fut renouvelée le 9 frimaire an III en faveur des hospices civils de Bordeaux. Elle s’éteignit le 1er avril 1807 (48).

5° Marie-Elisabeth de Mondenard épousa PHILIPPE DE ROGIER, Ecuyer, Sieur de Canet, fils d’Honoré de Rogier et de Jeanne de Minvielle, d’une famille de Montarouch. Le contrat de mariage fut signé chez le notaire de Créon. La cérémonie eut lieu à l’église de Loupiac le 31 mai 1743 (49). Il est décédé le 26 mars 1722 à Montarrouch (50). Elle est morte le 3 mars 1788, âgée d’environ 69ans à Montarrouch (51). On ne leur connaît pas de descendance. 

LE CAPITAINE DE GRENADIERS, MAJOR DU RÉGIMENT DE PIÉMONT

V PIERRE DE MONDENARD DE ROQUELAURE, Ecuyer, naquit le 5 août 1720 (52). Il fut baptisé à Loupiac le 17 suivant. Lieutenant le 1er mars 1738 au Régiment de Piémont, il y fit toute sa carrière militaire. Il obtint en mai 1743 une gratification de 200 livres sur le quatrième denier (53). Il fut fait capitaine en 1746, inscrit pour recevoir la décoration de Chevalier de l’Ordre de St-Louis en 1757, promu Capitaine de Grenadiers en 1759 en même temps que son frère d’armes et lointain cousin JOSEPH DE MONDENARD DE BIÈRE avec qui il servit dans le régiment de Piémont jusqu’à sa retraite. Il fut breveté major en 1765. Dès 1754 il avait fait ses preuves de noblesse avec son frère Guillaume et avait été maintenu par Jean-Baptiste Maignol, Procureur général de la Cour des Aydes et Finances de Guyennes(54).

Pendant treize campagnes de guerre qu’il fit, il se trouva à neuf sièges, dix batailles, fut blessé deux fois à la défense de Prague et une troisième grièvement à la bataille de Rosbach où son petit cousin Philippe de Mondenard de Bière perdit la vie. Lui-même est mort de ses blessures le 30 septembre 1768, quelques jours après son mariage en l’église St Michel de Bordeaux le 6 du même mois avec MONIQUE MARTIN DE MONSEC (55), veuve de messire Cazenave, Secrétaire en la Chancellerie près le Parlement et fille d’Arnaud Martin de Monsec et de dame Jeanne Souchet, habitants de la paroisse St Michel de Bordeaux.

Il obtint la décoration de Chevalier de l’Ordre royal et militaire de St Louis en raison de sa conduite courageuse et de sa blessure à la bataille de Rosbach ; cependant l’officier général qui devait la lui remettre fut remplacé entraînant une rature sur le grand livre de l’ordre. À cause de cette rature Pierre n’apparaît pas dans les listes imprimées des officiers de cet ordre. Il se trouve régulièrement mentionné sur le registre manuscrit conservé au Service Historique de l’Armée de Terre à Vincennes.

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LE DERNIER HÉRITIER MÂLE DE LA BRANCHE DE LOUPIAC

V GUILLAUME DE MONDENARD DE ROQUELAURE, Écuyer naquit à Loupiac le 9 septembre 1726. Il aurait été lieutenant au Régimant de Piémont (56). Il reçoit le « plat des captifs » le 14 janvier 1757 (57). Il acheta une pièce de terre ‘à l’Aignet’ le 28 avril 1758 à sa cousine Agnès de la branche de Renouard et de Pézelin. Le contrat de vente fut passé devant maître Duluc notaire (58). Il avait fait cette acquisition tant en son nom qu’en celui de son frère Pierre, le capitaine de Grenadiers. Le 24 juillet 1769 il fut sommé par Jean Gaenzés, curé de Loupiac d’exhiber ses titres de propriété sur des terres au Pont de Loupiac, au Claus et à Lapania(58 bis).

Il se maria le 12 novembre 1758 à JEANNE ANGELIQUE DE LAVAU (59) fille de Philippe et de Jeanne Porcher. Jeanne Angélique était née à Bordeaux et son père y était négociant, elle avait deux frères officiers dans la Marine et trois sœurs (60).

Bourgeois de Bordeaux le 14 novembre 1778 d’après le registre de la jurade n°1692, il prêta serment le 1er mai 1778 après enquête du jurat Valen sur ses bonnes vie et moeurs (61).

Guillaume fut arrêté pendant la révolution. Sa femme adressa une pétition le 25 nivose an II au citoyen Ysabeau pour qu’il soit libéré. Il mourut en 1806.

De son mariage naquirent trois enfants :

1° Jeanne-Marie née le 10 février 1761 et baptisée le lendemain (62). Elle eut son oncle officier pour parrain. Il ne lui survécut pas longtemps puisqu’elle est décédée le 22 septembre 1766. Elle avait eu pour marraine sa grand mère maternelle, Jeanne Porcher.

2° Alexis, né le 13 mars 1761 et probablement mort jeune.

3° Elisabeth-Angélique qui suivra (page d'Antin de St Pée) :

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42 – A. M. de Bordeaux SIX – H/4 sous dossier IX

43 – A.D. de la Gironde E Suppl. 618 GG9

44 – Services Historiques de l’Armée de Terre – château de Vincennes.

45 – Pierre Meller : Etat civil des familles bordelaises. La cérémonie religieuse eut lieu le 9 septembre 1716 à l’église St Éloi (GG318). Dans l’acte de mariage de son fils elle est prénommée Jeanne. Le notaire fut maître Millet de Cadillac.

46 – Pierre Meller Armorial du Bordelais.

47 – La Chenaye-Desbois ne donne pas le nom du marié. Cette imprécision peut laisser penser que Marie 3° et Marie-Elisabeth 5° sont une seule et même personne.

48 - A. M. de Bordeaux Fonds Delpit n°149.

49 – A.D. Gironde E Suppl 735 GG10 / 4 E 3346

50 - A.D. Gironde 4 E 3964

51 – idem

52 – A.D. Gironde E Suppl. 733 GG8

53 – A.M. de Bordeaux SIX H/4 sous dossier IX . Avis donné à Versailles le 15 mai 1743 par Monsieur d’Argenson.

54 – A.M. de Bordeaux, idem

55 – C’est par erreur que La Chesnaye-Desbois la prénomme Monique-Martine. Le mariage à l’église St Michel est inscrit à la référence n°199, contrat de mariage du 2 septembre 1768.

56 – C’est ce que dit La Chenaye-Desbois. On ne trouve cependant pas sa trace dans les archives de ce régiment. Il y a probablement erreur sur le nom du régiment.

57 – A.D. Gironde 1 B48 fol. 137vo

58 – A.D. Gironde 3 E 22515

58bis – A. D. de Bordeaux Mss 275 Léo Drouyn Tome 33 p57

59 – Contrat de mariage du 28 septembre 1758. Maître Parran. A.D. Gironde 3E 13047

60 – Testament de son frère insinué le 21 mai 1764. A.D. Gironde 2C 232 p.148

61 – Registre de la Jurade, folio 67vo

62 – A.D. Gironde E Suppl. 737 GG12 (4 E 3347)

63 – Parrain : Philippe de Rogier, son oncle par alliance.64 – A. M. de Bordeaux S IX – H/4 sous dossier IX ; Loupiac de Cadillac,