LA BRANCHE DE LA PASSONNE À L’ORIGINE DE  LA BRANCHE DE LALESQUE ET DE LA RUE MONDENARD À BORDEAUX

IV BERNARD DE MONDENARD DE ROQUELAURE, Écuyer eut en partage la Maison noble de La Passonne, située, dans la paroisse Saint-Martin de Cadillac. Dernier de sa fratrie, il naquit en 1679 peu avant la mort de sa mère (73). Il semble que sa dernière activité avant sa mort fut sa participation à l’assemblée du Bureau de secours de Cadillac le 9 avril 1748 (74). En effet, ses fils Arnaud et Arnaud-Joseph furent condamnés pour défaut d’hommage en 1749 (75). En conséquence, le 16 novembre 1749, Arnaud, l’aîné faisait pour lui ainsi que pour ses frères et sœurs l’hommage de la terre « Au bois de la Roche » à Loupiac qui relevait du Seigneur de Malet à la Salle de Castelvieil.

Ses enfants étaient nés de son mariage avec demoiselle ANNE DE NUAUD, contracté le 10 juillet 1712 devant maître Bouan, notaire royal à Cadillac (76). Elle était issue de la Maison noble de CASTEJA, fille du sieur Nuaud, Bourgeois de Bordeaux et de demoiselle Catherine des Arnauds, habitants à cette époque de la ville de Cadillac. Le mariage à l’église eut lieu en 1713 (77)

Les cinq enfants vivants au temps de l’acte d’hommage du 16 novembre 1749 étaient :

1° Arnaud qui s’établit à Bordeaux et qui suit;

2° Joseph-Arnaud, rapporté après son frère aîné, s’installa à La Passonne.

3° François reçut la tonsure en 1748 (78) et fut nommé Chanoine de l’église St-Blaise de Cadillac le 13 août 1754 (79),

4° Anne dont on a trois testaments écrits en 1785, 1789 et 1793 (80)

5° Jacquette, décédée avant le 27 juillet 1789 dont on sait peu de choses, sinon qu’elle eut la même servante que sa sœur Anne.

LES PREMIERS HABITANTS DE LA RUE MONDENARD À BORDEAUX

LE SEIGNEUR DE LALESQUE

lalesque

Lalesque à la fin du XXe siècle propriété des LeTaillandier de Gabory (voir plus loin Bois-Martin)

V ARNAUD DE MONDENARD DE ROQUELAURE, Ecuyer, fut seigneur de La Passonne jusqu’au partage qu’il fit avec son frère cadet. Il fut en 1755 après son mariage, Seigneur de Lalesque, fief à l’entrée de la Ville de Cadillac (81).  Baptisé en 1715, il eut son oncle Arnaud pour parrain (82). Il fut exempté de l’impôt de la taille en 1757 (83).

Admis comme Bourgeois de Bordeaux le 5 décembre 1770 (84), il prêta serment le lendemain. Cette qualité de Bourgeois de Bordeaux, permettait de bénéficier d’avantages fiscaux, notamment pour le commerce des vins.

Il est décédé probablement le 4 mars 1785 à Cadillac et inhumé le lendemain à Loupiac (85).

Il avait épousé le 15 janvier 1755 à l’église St-Martin de Cadillac MARIE ROSE LABORDE, fille de Pierre Laborde, Procureur au Parlement et de Jeanne de Villars (86) Le contrat de mariage du 13 janvier 1755 fut reçu par maître Duluc, notaire à Cadillac.

Marie Rose était née à Bordeaux, paroisse St-Éloi le 26 novembre 1727 et baptisée à St-André le 29 du même mois. Elle reçut par sa mère l’héritage de la Maison noble de Villars en 1757, ce qui lui permit de transmettre à l’un de ses fils le nom de Villars.

Marie Rose, en 1789 alors qu’elle était veuve, autorisa le tracé de la RUE MONDENARD, sur les terrains appartenant à la famille, dans le prolongement de la rue de la Trésorerie. C’est le long de cette rue que ses enfants eurent leur domicile pendant la période révolutionnaire.

1° Arnaud, décédé à 7 ans le 21 septembre 1761 fut inhumé à Loupiac, sur cet acte son père est désigné comme seigneur de Lalesque (87)

2° Jeanne Rose née le 17 novembre 175. Qui semble être morte jeune également.

3°  Pierre surnommé « l’aîné » habita Cours d’Albret, puis au 85 rue de la Trésorerie ;

4° Guillaume alias « Le chevalier de Roquelaure » dont l’article suivra fit exception et habita rue Rousseau.

5° Claude, fit la branche Villard Mondenard et suivra à son tour. Il habitait 6 rue de la Trésorerie appelée rue Brutus sous la révolution.

6° Pierre né en février 1766 et décédé à 8 mois le 29 octobre 1766 (88).

7° Elisabeth décédée à 2 ans à Cadillac et inhumée à Loupiac le 12 décembre 1760 (89)

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73 – A. D. Gironde E Suppl. 619 GG10.

74 – A.D. Gironde E Suppl 634 GG25.

75 – A.D. Gironde C 22O5

76 – Dans l’acte de mariage de leur fils aîné, comme dans le Dictionnaire de la Chenaye-Desbois (Tome XIV, article Montagu de Quercy) on lit Nicaud et non Nuaud.

77 – A.D. Gironde E Suppl 623 GG14

78 – A.D. Gironde G 547

79 – AD Gironde G 775

80 – A.D.Gironde 3 E 22417

 

81 – A. D. Gironde 3 E 22214 f°290, 299, 304, 22215f°198, 22232, f°153

82 – A. D. Gironde E Suppl. 623 GG14

83 – A. D. Gironde E Suppl. 588 CC1

84 – Registre de la jurade Tome VII f° 126vo

85 – A. D. Gironde Loupiac 4 E 3347

86 – A. D. Gironde E Suppl. 625 GG16

87 – A. D. Gironde Loupiac 4 E 3347

88 – A. D. Gironde Loupiac 4 E 3347.  Ce qui laisse entendre que la généalogie de cette branche fut transmise à La Chenaye-Desbois en 1766, lequel mentionne un quatrième fils, sans même indiquer son prénom.

89 – A. D. Gironde 4 E 3347